Charles COCQUEMPOT– Saint-Omer
Lette de rémission de 1620
(B1807 – AD 59 – orthographe modernisée).
Albert et Isabel etts, savoir faisons à tous présents et à venir nous avoir reçu l’humble supplication et requête de Charles COCQUEMPOT, fils à marier de Michiel, âgé 19 ans ou environ, en notre ville de Saint-Omer, contenant qu’il aurait été accusé d’avoir blasphémé et renié le saint nom de Dieu. Les mayeur et échevins de notre ville de Saint-Omer auraient au mois de juin 1617 décerné contre lui prise de corps pour à quoi éviter le dit (…) se serait absenté des mettres de la ville et banlieue de Saint-Omer sur les frontières de Boullenois et aux environs, l’auraient appelé à nos droits pour sa non comparution et déclaré banni à toujours des mettres de la dite ville et banlieue, lui défendant de rentrer en icelle à peine d’être à nouveau banni ou autrement puni à la discrétion de justice et (…) à cause du dit ban, il se trouve toujours forclos de l’entrée de notre dite ville de Saint-Omer, en laquelle il a encore ses parents. Il s’est avisé prendre son recours vers nous, suppliant qu’il nous plaise lui pardonner toute la peine et punition qu’il pourrait avoir démérité par les blasphèmes et reniement ci-dessus en regard qu’il aurait ce fait plus par jeunesse et légèreté et surpris qu’il était de boissons que non point de propos délibéré, et sur ce lui faire dépêcher nos lettres patentes en tel cas requises pour ce est-il que nous, ces choses considérées, et sur icelles eu l’avis de nos bien aimés les mayeur et échevins de notre ville de Saint-Omer, voulant en cette partie préférer grâce à rigueur de justice, avons au dit Charles COCQUEMPOT suppliant pardonné ; quitté et aboli les blasphèmes et jurements ci-dessus déclarés avec toute peine et amende corporelle et criminelle et civile en quoi à l’occasion d’iceux leurs circonstances et dépendances il a offensé et peut avoir mépris envers nous et justice, et de notre plus ample grâce, aussi avons rappelé et mis, rappelons et mettons en tout à néant le bannissement perpétuel qui, cette cause, a été prononcé contre lui par lettres du Magistrat de Saint-Omer le remettant quant à ce à ses bonne fame et renommée en notre comté d’Artois et en tous autres pays et seigneuries ensemble à ses biens non confisqués (si aucun en a ) tout ainsi qu’i restait avant la prononciation du dit ban, si imposons sur ce silence perpétuel à notre procureur général et à tous autres nos justiciers et officiers quelconques pour amender le dit blasphème, pourvu et à charge que le dit suppliant sera tenu faire un pèlerinage et outre de payer et résoudre les frais et mises raisonnables de justice pour ce fait et ensuivis à l’arbitrage et taxations de nos juges de notre baillage de Saint-Omer que commettons à ce et leurs mandons que appelé par devant eux qu’il appartiendra ils procèdent bien et dûment à l’arbitrage et taxations des dépens de justice sur ce et le tout accompli, ils et tous autres nos justiciers et officiers et officiers quelconques, leurs lieutenants et chacun d’eux endroit soi furent … le dit suppliant de … pardon, abolition, et rappel de ban et de tout le contenu en ces présentes selon et par la manière que dit est pleinement et paisiblement et perpétuellement jouir et user sans lui faire ni souffrir être fait … ni à l’avenir en corps et car ainsi nous plait, et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces présentes (…)
en notre ville de Bruxelles au mois de novembre l’an de grâce 1620. Sur le repli était écrit par les archiducs en leur conseil signé DE BERTI à côté visa.